Naissance de Jésus : le 25 décembre ou pas!

Le livre par excel­lence, qui par­le Jésus, et nous informe de sa nais­sance, de sa vie, de sa mort, et de sa résur­rec­tion, est la Bible, qui est pour les chré­tiens le Livre inspiré, ou Parole de Dieu.

Que dit-elle de la nais­sance de Jésus ?

Elle informe du lieu, et du con­texte dans lequel cet enfant naî­tra, mais ne donne aucune date pré­cise de cette nais­sance. Luc 2:1–7Luc 2:1–7
French: Louis Segond (1910) — SEG

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Les ver­sets suiv­ants 8–20 don­nent un détail impor­tant du temps où se passe cette nais­sance. Le texte pré­cise au ver­set 8, que dans cette con­trée, les berg­ers pas­saient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs trou­peaux. On peut facile­ment déduire que le 25 décem­bre n’est pas prop­ice à garder les trou­peaux les veilles de nuit, dans les champs en pleine nature, et en ori­ent comme en occi­dent, c’est l’hiv­er, et par con­séquent le bétail est ren­tré, à l’abri dans les éta­bles ou les berg­eries. Si les ani­maux sont encore en extérieur, il est très prob­a­ble qu’ils pais­sent soit avant le début de l’hiv­er, sep­tem­bre voire octo­bre, ou après l’hiver, quand la nature renaît, en mars avril. Le con­texte de la nais­sance du Christ, selon Luc, ne con­firme pas la date du 25 décem­bre, ou une date approximative.

Alors pourquoi la chré­tien­té com­mé­more-t-elle cette date du 25 décem­bre, comme date anniver­saire de la nais­sance du Christ ?

Dans toute la Bible, il est fait men­tion de deux anniver­saires : celle de Pharaon roi d’É­gypte, Genèse 40:20 , et celle d’Hérode, Matthieu 14:6, deux dirigeants païens qui n’ont rien à voir avec la chré­tien­té, et la piété.

La seule com­mé­mora­tion qui est faite con­cer­nant Jésus, est celle de sa mort, Luc 22:19; 1Luc 22:19; 1
French: Louis Segond (1910) — SEG

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corinthiens 11:24–26.

On peut aus­si se pos­er la ques­tion, pourquoi le seigneur Dieu n’a pas révélé la date de nais­sance de Jésus son fils. L’éter­nel Dieu est pré­cis et pointilleux dans les détails, et là, il fait l’impasse, pourquoi ?

Le texte de Deutéronome 29:29 nous dit que les choses cachées sont à l’Eternel.

Aujour­d’hui, cette fête a une dimen­sion mon­di­ale, famil­iale et com­mer­ciale, mais par rap­port à la Bible, elle reste une fête païenne, non biblique. Que se passe-t-il donc le 25 décem­bre ? Dans l’hémis­phère nord, le sol­stice d’hiv­er cor­re­spond à la nuit la plus longue (21 ou 22 décem­bre), et par con­séquent à une diminu­tion du temps d’en­soleille­ment. Dans les temps anciens, cela était con­sid­éré comme la mort du soleil. Après le 22 décem­bre, le jour se ral­longe, et c’é­tait comme une nais­sance du soleil. Dès le XIIe siè­cle, du latin natal­is (natal, relatif à la nais­sance), lequel a don­né Nael en ancien français, le terme désig­nant cette fête, s’est instal­lé et famil­iarisé dans le clergé et les familles. L’évo­lu­tion de nael vers noël date du XVI­I­Ie siè­cle avec l’ap­pari­tion du tré­ma rem­plaçant les deux “a” de natal­is. La chré­tien­té, sous la gou­verne de l’Église catholique romaine, a lié la nais­sance de Jésus de Nazareth au sol­stice d’hiv­er le 25 décem­bre au IVe siè­cle. Cette pra­tique s’est propagée en Europe, et dans le bassin méditer­ranéen, et prend peu à peu la place de dif­férentes fêtes liées au sol­stice d’hiv­er. Jésus qui est présen­té comme le soleil de jus­tice d’une ère nou­velle, la nais­sance du soleil après le sol­stice d’hiv­er, le lien était évi­dent pour le catholi­cisme,  mais pas pour la parole inspirée. Dieu fait une dis­tinc­tion entre sa parole et celle des hommes, entre l’ado­ra­tion qui lui est due, et celle des idol­es, les fêtes qui l’honore, et les fêtes païennes. La seule règle de Foi, et le seul guide, est la parole. Psaumes 119.89 Psaumes 119.105. Le croy­ant qui recherche la seule volon­té de Dieu, ne peut par­ticiper à cette fête qui apparem­ment joyeuse, famil­iale, et anodine, mais con­traire à sa parole. C’est donc une fête idol­âtre. Dieu ou les idol­es. La messe de minu­it offre une ado­ra­tion à une idole (le soleil), à qui on attribue les car­ac­téris­tiques divins, même si la nais­sance du Christ est mise en avant. Le texte inspiré dit: choi­sis­sez qui vous voulez servir, moi et ma mai­son nous servi­rons l’Eter­nel, Josué 24.15

Fête païenne en l’hon­neur de la créa­tion (le soleil), et non du créa­teur : l’Eter­nel Dieu.

Noël, la célébra­tion du soleil invaincu

Noël vient du latin Natal­is (dies). C’est (le jour) anniversaire.
Natal­is > Noël comme le latin patel­la > poêle.

Le 25 décem­bre, jour du sol­stice d’hiv­er, était célébré l’an­niver­saire du Sol invic­tus (le Soleil invain­cu) : c’est en effet à par­tir de cette date que les jours se ral­lon­gent. Le soleil renaît…

Cette année, le sol­stice d’hiv­er a lieu le lun­di 21 décem­bre 2020 à 10 h 02 (GMT). C’est à cette minute que com­mence l’hiver.

Le jour du sol­stice, c’est la célébra­tion du Soleil invain­cu : ren­dons gloire au Soleil qui nous donne chaque jour la lumière et sans lequel nous ne pou­vons vivre !

Mosaïque du sol invic­tus (nécro­p­ole du Vaticant)

Christus Sol invictus

stat­ue d’Hélios,
Vienne

Helios

Quand Jules César réforme le cal­en­dri­er, le sol­stice d’hiv­er tombe un 25 décem­bre… On décide alors qu’une année com­portera 365 jours et 6 heures (soit 1 jour sup­plé­men­taire tous les 4 ans). Mais cela fait 11 min­utes en trop, soit 18 heures par siè­cle !25 décem­bre, ancien jour du sol­stice d’hiver

Ce n’est pas beau­coup dans la vie d’un homme. Mais, en 325, quand le con­cile de Nicée décide de fix­er la date de Pâques en fonc­tion de l’équinoxe de print­emps, on con­state que l’équinoxe tombe un 21 mars alors qu’elle aurait dû tomber un 25 mars.

La rai­son ? les fameuses 11 min­utes. Mais on croit alors que Sosigène, le créa­teur du cal­en­dri­er julien, s’é­tait trompé dans ses calculs.

Et les 11 min­utes con­tin­u­ent alors à détra­quer le cal­en­dri­er. En 1582, l’équinoxe tombe un 11 mars. Le pape Gré­goire XIII décide de réformer le cal­en­dri­er julien (qui devient alors grégorien) :
— on retire 3 jours bis­sextes tous les 4 siècles,
— au jeu­di 4 octo­bre 1582 suc­cède le ven­dre­di 15 octo­bre 1582 : 10 jours sont ain­si retirés du calendrier.

Le but est de faire en sorte que l’équinoxe de print­emps tombe un 21 mars, comme au temps du con­cile de Nicée. Il aurait fal­lut retir­er encore 4 jours pour que le sol­stice d’hiv­er tombe un 25 décem­bre. Mais le pape préfère être con­forme au con­cile de l’Église plutôt qu’à César le païen.

 

Mais alors, ques­tion piège : que s’est-il passé le 10 octo­bre 1582 ? Seuls l’I­tal­ie, l’Es­pagne et le Por­tu­gal ont suivi le pape. En France, Hen­ry III décide de sup­primer 10 jours en décem­bre de la même année. Ain­si, le 10 octo­bre a bel et bien existé en France, mais pas au-delà des Pyrénées.

Les autres pays européens suiv­ront, d’abord les pays catholiques, ensuite les pays protes­tants. Kepler dira qu’ils préfèrent désobéir au soleil plutôt qu’obéir au pape.

Les Russ­es devront atten­dre l’ar­rivée au pou­voir des bolchevistes. C’est pourquoi la Révo­lu­tion d’oc­to­bre (1917) s’est déroulée… en novembre.

Jul, la célébra­tion du sol­stice scandinave

Comme le Natal­is dies des Romains a for­mé Noël, c’est aus­si la célébra­tion du sol­stice d’hiv­er qui est à l’o­rig­ine du nom de Noël dans les pays scan­di­naves. Ain­si, au Dane­mark, Noël se dit Jul (se prononce “youl”). Cette fête est encore plus impor­tante dans les pays nordiques : plus on va vers le nord, plus les jours sont courts en hiv­er (et plus les jours sont longs en été)

Lex­il­o­gos

 

Bien avant l’ap­pari­tion du chris­tian­isme, l’époque du sol­stice d’hiv­er était déjà une péri­ode charnière de l’an­née, qui regroupait de nom­breuses croy­ances païennes rel­a­tives à la fer­til­ité, la mater­nité, la pro­créa­tion et l’as­tronomie. Elle don­nait donc lieu à de nom­breuses man­i­fes­ta­tions. Ces tra­di­tions antiques ont de nom­breux points de simil­i­tude avec la fête chré­ti­enne. Les chré­tiens ont ain­si pro­gres­sive­ment réus­si à s’ap­pro­prier les cul­tures envi­ron­nantes qui sont dev­enues par­tie prenante de leur iden­tité et qui finale­ment ont évolué sous l’ef­fet du syn­crétisme et de la chris­tian­i­sa­tion de la société antique, phénomène con­nu des his­to­riens sous le nom d’inter­pre­ta­tio chris­tiana (en) (« inter­pré­ta­tion chré­ti­enne »)21.

Wikipé­dia

 

 

 

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